Les axes

Les pédagogies des Universités Populaires

Construit sur la base des recherches de Marianne Demeure et d’Emmanuelle Leseur, cet axe nous dresse un panorama sur les pédagogies développées dans les Universités Populaires (UP) en France.

Cet axe est organisé autour de trois ateliers en 2018-2019 : le 29 septembre ; le 19 janvier et le 13 avril de 14h à 18h au Centre Suzanne Masson. Des ressources traitant de ce sujet sont disponibles sur la plate-forme pédagogique.  

Education populaire, économie solidaire et mouvement social

Ce travail de réflexion animé par Nicolas Fasseur permet de nous donner des points de vue différents sur ces trois concepts, produire le décalage nécessaire pour mieux les appréhender dans leur particularité tout en se donnant une vision d’ensemble de ce qui peut se jouer entre eux.
Cet axe est organisé en blended learning, articulé entre presentiel et distanciel.

  • En effet, trois ateliers en presentiel sont prévus: les samedis 17 novembre ; le 16 mars et le 25 mai de 14h à 18h au centre Suzanne Masson
  • Pour la partie distanciel, différents articles et forums relatifs à cet axe sont disponibles sur la plate-forme pédagogique.

Cet axe est construit sur un parcours jalonné de moments présentiel et distantiel afin d’optimiser au mieux ce travail de réflexion.

Eco/Méso-lab-formation

Cet atelier est le fruit d’une recherche-action existentielle déjà menée par Audrey Raulin. Elle propose de la prolonger dans une démarche de recherche-action collective, transdisciplinaire et transpersonnelle. Elle vous propose comme point de départ sa question de recherche : Comment faire territoire dans une société d’exil de soi ? – Elle récolte au fil de ses rencontres des centres d’intérêts proches et complémentaires, des personnes engagées dans des domaines aussi variés que : l’apiculture citoyenne, l’eau en tant que pont, l’art de bâtir,… autant de démarches collectives de transition qui appellent des transitions personnelles. Elle souhaite à partir de cette collection d’intérêts, faire œuvre commune. Pourquoi ? Penser la relation à ce qui nous entoure exige une nouvelle liberté, de s’ouvrir à d’autres façons de voir et de comprendre, de dépasser notre culture empreinte de dualisme, qui fait de nous des êtres séparés. Elle aimerait réunir des personnes aux centres d’intérêt singuliers pour déployer la créativité d’une pensée qui n’emploie pas que des mots, une pensée de la non-dualité, imagée, sensorielle, émotionnelle, corporelle, que nous avons en nous mais qui a besoin d’interactions pour émerger dans le langage.

La constitution de ce groupe est sous-tendue par trois désirs :

  • un désir de co-formation: partager nos expériences, nos questions, nos ressources
  • un désir de co-production: élaborer un savoir sur la relation de la personne à ce qui l’entoure
  • un désir de co-existence: la démarche « sensible » que nous empruntons se heurte aux impératifs d’efficacité, de rapidité, de réduction de la complexité… Nous reconnaître pour mieux laisser éclore nos démarches est une voie pour exister dans un monde qui résiste.

Les ateliers sont programmés de 14h à 18h au Centre Suzanne Masson les samedis 1er décembre, 16 février et 11 Mai.

Cet atelier en présentiel trouvera son prolongement en ligne. Eric Beaudout, Docteur en sciences de l’éducation, qui a produits des travaux dans le champ de l’Education et de la Formation relatives à l’Environnement, l’animera à partir des apports du Groupe de Recherche sur l’Ecoformation et du cheminement de ce groupe de travail. Accéder à la plateforme pédagogique.

Constellations, signes, imaginaires

Serge Bonnevie (éducateur et docteur en Sciences de l’éducation), François Noudelmann (Professeur à l’UFR de Littérature à L’université de Paris 8) et Stéphane Rives (Musicien et ingénieur du son) proposent « Constellations, Signes, Imaginaires » qui débutera fin janvier 2019 jusque mi-mai 2019.

Une question principale permettra l’organisation de cet atelier-observatoire expérimental : en quoi la vie sensorielle influence la pensée ? Cette question sera explorée au travers d’explorations d’expériences et d’un dialogue continu avec des éléments du monde sensible tels que les sons, les textes, les rêves, les images, les paysages de la nature etc.

Les constellations désignent un fond diffus sensible, c’est une sorte de précipité des êtres, un fond social de l’environnement, de la vie, qui véhicule toutes les potentialités, ce sont les traces de mémoire d’un vécu sensible antérieur qui se sont accumulées au fur et à mesures des événements existentiels des individus indiquant une singularité, c’est la chimie du sensible, une sorte de bain dans lequel gravitent nos vies. Nous existons de par nos histoires de vie dans une multiplicité de mondes sensoriels ceux-ci participant au monde présent et aux imaginaires que nous élaborons.

Les signes sont toutes les formes de langage et de représentations de ces mondes, lettres, sons, images, espaces de la nature, impliquant résonnances, ralliement, adhésions, affinités, corps, symboles… etc…en quelque sorte tout ce qui permet d’articuler une présence en relation avec le monde.

 Les Imaginaires, c’est ce qui s’invente de singulier comme politique et esthétiques de soi où se manifestent des paysages ; ce qui fait événement mémorable et qui en se signalant se charge d’une valeur signifiante ou représentée ; là où on s’invente un récit ; ce qui résulte de l’exploration des mondes et univers traversés dans son expérience personnelle ; cela provient de l’exploration de son chaos, de déroutes, de divagations sensorielles ; la fenêtre qu’on donne à voir de son monde à travers les paysages qui se représentent.

Nous proposerons des interventions en corrélation avec des moments vivants d’expérimentation tels que l’écoute d’une performance sonore,  comment se révèle une biographie à partir des rêves d’une famille, de l’influence de la vie sur les choix littéraires…

Les ateliers sont programmés les 28 janvier, 4 février (performance musicale et vernissage sonore à l’université de la Sorbonne) 11 mars, 25 mars, 8 avril, 15 avril, 13 mai et 20 mai. Le lieu ainsi que les horaires des différentes interventions de cet atelier seront communiqués ultérieurement.

Accéder à la plateforme pédagogique.

Atelier –  La preuve !

Le label « scientifiquement prouvé » est largement utilisé de nos jours, sans pour autant que sa valeur soit clairement établie. La science semble porter et susciter autant d’espoirs que de doutes : sainement comprise, la démarche scientifique ouvre un regard sur le monde, est une source d’émerveillement et de découverte ; dévoyée, sa puissance corrompt, falsifie et endoctrine. Comment y discerner le bon grain de l’ivraie, avec tout le spectre des nuances intermédiaires ?

Même dans les sciences « dures », il n’est pas rare d’entendre « c’est un théorème » pour affirmer une vérité, brandissant la mathématique comme ultime rempart de la vérité. Et le mathématicien interrogé se terrera dans les contrées logiques pour conserver son trône, contrées où la philosophe a déjà laissé son emprunte …

Or le profane est aux sciences ce que le scientifique est à la mathématique, et ce que le mathématicien est à la logique : souvent victime de mythes (vérité, existence, causalité), il craint – faute de la comprendre – cette « autorité », que ce soit en s’y soumettant ou en se rebellant contre elle. Car il est facile (et hélas courant) pour cette dernière d’ériger ces mythes en dogmes tout autant ravageurs qu’inutiles.

Nous nous adressons à n’importe qui souhaitant interroger sereinement cette autorité, plus particulièrement en sciences dites « fondamentales » : biologie, physique, mathématique, logique. Notre désir est de mettre à disposition des outils de décryptage, principalement de démystification, afin que chacun puisse mieux juger de la portée des affirmations scientifiques.

Nos échanges (car bien sûr de là tout doit partir !) pourront nous amener à aborder des notions comme modèle, déduction, vérité, expérimentation, induction, expérience, théorème, bon sens, loi, habitude, prédiction, axiomatique, vie, causalité, probabilité, objet, connaissance, … et à rencontrer des philosophes tels H. Bergson, P. Duhem, F. Gonseth, D. Hume, H. Weyl, C. Bernard, L. Wittgenstein, W. Quine, H. Poincaré, E. Schrödinger…
Quelques exemples de questions « guide » :  que prouve au juste une expérience ? Quel rapport entre un phénomène biologique/physique et un modèle mathématique censé en rendre compte ? Qu’est-ce qui se cache derrière la vérité mathématique et ses objets intangibles, auxquels seuls quelques initiés semblent avoir accès ? Leur rapport avec notre monde physique ? Pourquoi ce qui contraint notre pensée contraindrait-il aussi le cours du monde ?

Accéder à la plateforme pédagogique.

Les ateliers animés par Marc Sage sont programmés de 14h à 18h au Centre Suzanne Masson les 29 septembre; 13 octobre; 17 novembre; 1er décembre; 15 décembre; 19 janvier; 2 février; 16 février; 16 mars; 30 mars; 13 avril; 11 mai; 25 mai et 15 juin.

Les ateliers de la praxis

Les Editions Delga en partenariat avec le Centre Suzanne Masson, l’Université Coopérative de Paris et la section PCF Paris 12ème, poursuivent depuis trois ans leur travaux sur la philosophie de la praxis, principalement autour de l’œuvre de Michel Clouscard mais aussi de celles d’autres penseurs marxistes (Georg Lukacs, Nicolas Tertulian,  Ernst Bloch, Arno Münster, Adolfo Sanchez Vazquez, Maria Luisa Gomez Quiles, Jean-Paul Sartre, Henri Wallon, Jean-Yves Rochex, Tran Duc Thao, Antonio Gramsci, etc.).

Vous pouvez retrouver quelques vidéos d’ateliers sur le site des éditions Delga.

Les ateliers sont programmés de 14h à 18h au Centre Suzanne Masson les 29 septembre; 13 octobre; 17 novembre; 1er décembre; 19 janvier; 2 février; 16 février; 16 mars; 30 mars; 13 avril; 11 mai; 25 mai et 15 juin.

Les soirées philo

Ces soirées sont programmées les 10 octobre; le 25 janvier et 13 mars. Le lieu de cet atelier ainsi que les horaires seront communiqués ultérieurement.

Le projet ARCHe

Même si les mouvements d’éducation populaire ont souvent cherché à transformer le monde sans même avoir pris le temps d’assoir leur proposition sur une base, des données de terrains, il n’en demeure pas moins qu’ils n’ont pas rejeté les dimensions politiques, historiques et sociales. De ce point de vue c’est un acquis que de considérer ainsi les actions humaines, quelles qu’elles soient, à la différence de certaines approches scientifiques qui les boutent hors de leur champ de production. C’est une question très importante dite épistémologique car les conditions de productions du discours scientifique influent sur les résultats qualifiés d’objectif, de vrai (recherche fondamentale) alors même que c’est un débat, et cette importance est un enjeu social car ces résultats dits scientifiques trouvent souvent des applications dans les sociétés. 

Le projet ARCHe (Action-Recherche sur la Condition Humaine existentielle) est un arrêt sur image : un moment où l’on s’arrête pour se regarder pédaler, un moment introspectif pour interroger notre propre condition humaine.  

L’une des difficultés que nous risquons de rencontrer en invitant à cet arrêt sur image, à prendre le temps de se rencontrer, à prendre du recul pour la réflexion, à l’heure où rien ne va assez vite, à l’heure où tout est trop lent, où l’instantanéité prime, est un refus pur et simple, une résistance à se prêter à l’exercice ou une in-habitude à ce type de posture.

Cette action-recherche débutée en septembre 2017 a tout d’abord élaboré une problématique faisant l’état de la recherche et produisant différentes hypothèses. En 2018, l’objectif est double : 

  • le petit groupe constitué depuis 2017 projette d’expérimenter ces questions sur lui-même en travaillant collectivement les histoires de vie de chacun de ces membres;
  • le projet ARCHe est en résonnance avec les différents axes de l’UCP considérant que dans d’entre eux, existe des inter-relations étant donnée la question globale de la condition humaine.

Le premier atelier ouvert à tous aura lieu le 13 octobre à Suzanne Masson de 14h à 18h pour se refermer ensuite tout le long de l’année. Toutefois, les personnes intéressées pour rejoindre cette aventure sont invitées à nous contacter